Benvenuto qui ! Si vous recherchez des idées de séjour en Italie, vous êtes au bon endroit, car avec mon chéri, nous sommes des amoureux de ce pays ! Nous y séjournons dès que l’occasion se présente. Après Venise, la Toscane, Rome, Naples et la côte amalfitaine ou encore notre périple dans les Pouilles, nous avions très envie de découvrir une nouvelle facette de la botte italienne.
Pendant dix jours, nous naviguons cette fois-ci entre les lacs du nord de l’Italie et les Cinque Terre.
Autour des lacs, l’hiver apporte une lumière plus douce et des contrastes plus marqués : les montagnes légèrement enneigées redessinent les contours du paysage et donnent aux rives une élégance particulière. On prend le temps de contempler, de marcher le long de l’eau, de savourer cette atmosphère claire et paisible.
Puis viennent les Cinque Terre, accrochées à la côte ligure. En cette période de fêtes, l’ambiance est bien présente et les ruelles restent animées, car les Italiens sont eux aussi en vacances. Les façades colorées et la mer composent un décor vivant, en contraste avec la sérénité des lacs.
Alors, si cette escapade hivernale vous inspire, je vous détaille dans la suite de l’article notre itinéraire, nos bonnes adresses et tous nos conseils pour préparer le vôtre.
Sommaire
La préparation en amont du départ
Pour profiter au maximum de votre séjour, je vous recommande de réserver en avance un maximum de choses, car les lacs et les Cinq Terre restent des destinations touristiques, prisées notamment en période de vacances.
Pour les vols
Nantais, nous avons choisi la compagnie Volotea pour faire le voyage depuis Nantes, vers l’aéroport de Bergame-Orio al Serio, situé à proximité de Milan. C’est le plus pratique pour rayonner vers les lacs et ensuite cheminer vers les Cinq Terre. Sans enfants, nous avons pu prendre une date de retour après la rentrée de janvier, ce qui nous a permis d’avoir des tarifs de vols retour beaucoup plus attractifs et ainsi de payer un total de moins de 400 euros A/R pour deux avec les bagages compris.
Côté bagages d’ailleurs, si vous avez l’intention de voyager à nouveau dans l’année sur des destinations proposées par la compagnie, je conseille d’acheter le dispositif « Mégavolotea » proposé à 79,99 €/an, qui permet d’emporter une valise de 10kg en cabine et d’obtenir d’autres réductions.
Pour la location de voiture
Pour nos excursions autour des lacs, nous avons loué une voiture via BSP Auto, un comparateur de loueurs de véhicules que nous avons l’habitude de consulter pour obtenir les meilleurs tarifs. C’est le loueur Galdieri Rent, une agence low cost située en périphérie de l’aéroport que nous avons choisi, car le tarif était plus qu’imbattable : 24 euros pour 4 jours de location. Oui oui 24 euros ! Mais attention, pour cela, il faut suivre ces quelques conseils essentiels :
- Payer avec une carte bancaire à débit différé et si possible GOLD : pour beaucoup de véhicules loués à l’étranger, c’est souvent ce type de carte qui est exigé par les loueurs. Il faut que soit inscrit sur votre carte bancaire « CREDIT ». Sans cela, ils risquent de ne pas vouloir vous délivrer le véhicule ou vous demander plus d’argent. Il faut savoir que c’est crucial pour les agences de location, qui ont souvent besoin de bloquer une caution sur plusieurs jours. Même si vous ne l’utilisez pas beaucoup, je vous recommande de voir avec votre banquier pour en obtenir une. Profitez-en également pour vérifier les assurances disponibles avec cette carte. Souvent sur les cartes de type GOLD, elles assurent les dommages sur les véhicules de location, ce qui vous évitera d’avoir à prendre celle proposée en sus par le loueur.
- Filmez la voiture sous tous les angles au départ. Ce point est également très important pour éviter que l’agence ne vous facture un dommage ou une rayure pour lesquels vous ne seriez pas en cause.
- Refuser les prestations complémentaires qu’ils vont tenter de vous vendre en sus. Exemple en hiver : ils ont essayé de nous vendre en supplément la location des chaînes pour les pneus, en prétextant que c’était obligatoire et que l’on risquait une amende si on ne les prenait pas. Nous avons vérifié que la météo locale n’annonçait pas de neige pendant les jours où nous avions le véhicule, et nous avons choisi de tenter le coup en signant une décharge. Au final, nous n’avons eu aucun contrôle de police et aucune utilité des chaines. Au final, une économie de 25 euros ! Soit le coup de la location de voiture.
Si le fait que l’agence soit située en périphérie de l’aéroport vous inquiète, pas de panique ! Pour l’avoir testé, c’est très simple de la rejoindre. Il suffit de suivre les indications en sortie d’aéroport pour rejoindre les navettes gratuites qui vous emmènent jusque là-bas. Il faut compter une dizaine de minutes à peine. Idem lorsque vous rendez le véhicule, il vous suffit de reprendre la navette gratuite du loueur pour rejoindre l’aéroport, et ensuite emprunter des bus vers Milan Centre.



Derniers conseils pratiques pour la voiture :
- Pour certaines autoroutes autour des lacs, quelques portions n’ont pas de péages physiques. Je vous conseille donc de noter le site internet sur lequel vous devez vous rendre pour procéder au règlement dans les jours qui suivent.
- Beaucoup de villages autour des lacs possèdent des radars automatiques. Faites attention à votre vitesse pour ne pas avoir de mauvaises surprises au retour du voyage !
Pour les hébergements
Comme toujours, nous privilégions l’échange de maisons quand nous le pouvons, car c’est un moyen de s’immerger dans la culture locale, et de voyager davantage en mode slow travel. Nous aimons cette idée de venir chez nos hôtes avec des spécialités régionales dans nos valises pour leur faire également découvrir notre gastronomie.
Pour ce séjour, nous avons eu beaucoup de chance, car nous avons trouvé deux hébergements disponibles : un premier logement près des lacs à Cassago Brianza, parfait pour faire des excursions à la journée. Le second était situé à Gênes, dans le quartier de Nervi, lieu charmant autour de l’ancien village de pêcheurs, avec ses maisons colorées et la Passeggiata Anita Garibaldi, un sentier en bord de mer. Il était idéal, car la gare située face à la mer était la ligne ferroviaire menant aux villages des Cinq Terre.
Place maintenant à mon retour sur la région des lacs.
La magie hivernale autour des lacs italiens
Lac d’Orta, la tranquillité magnifiée
C’est le moins connu des lacs, mais en hiver, il devient encore plus envoûtant.
La route qui y mène serpente entre les montagnes enneigées, une mise en bouche parfaite avant d’apercevoir le bleu profond du lac.

Dans les balades que je recommande à proximité, il y a sans hésiter le Sacro Monte d’Orta, un lieu paisible et presque mystique où l’on prend le temps de respirer. Perché au-dessus du lac, enveloppé d’arbres et de silence, le Sacro Monte d’Orta offre cette parenthèse un peu suspendue. Ici, on ralentit presque malgré soi. Le chemin invite à lever les yeux, à écouter, à respirer plus profondément.
On y monte depuis Orta San Giulio, adorable village aux façades ocre et aux ruelles pavées, où l’on a déjà l’impression d’avoir changé de tempo en posant le pied hors de la voiture. Le Sacro Monte est composé de vingt chapelles dédiées à la vie de François d’Assise. Dit comme cela, on pourrait craindre une visite un peu austère. En réalité, c’est tout l’inverse. Chaque petite construction abrite des scènes en terre cuite polychrome, théâtrales, expressives, presque vibrantes. On s’approche des grilles, on observe les visages, les gestes, les regards levés vers le ciel. C’est baroque, incarné, parfois étonnamment émouvant. Même sans être particulièrement sensible au religieux, on se laisse embarquer par l’atmosphère.

Ce qui rend la balade si belle, c’est le dialogue constant entre l’art et la nature. Les chapelles apparaissent au détour d’un virage, posées dans l’herbe ou à l’ombre des arbres. Le chemin serpente sans difficulté, parfait pour une marche tranquille d’une heure et demie à deux heures en prenant son temps. On s’arrête sur un muret, et puis, à travers les trouées dans la végétation, la vue s’ouvre sur le lac d’Orta, avec au milieu la délicate Île de San Giulio. Le genre de panorama qui donne envie de sortir l’appareil photo !
Pas étonnant que le site soit classé au patrimoine mondial de l’UNESCO avec les autres Sacri Monti du Piémont et de Lombardie.
Le lac Majeur avec Stresa et les îles Borromées
Après la douceur presque confidentielle du lac d’Orta, on a pris la route vers le grand frère : le lac Majeur. Ici, tout semble un peu plus grand, plus majestueux. Les montagnes se rapprochent, les villas se font élégantes, et les palmiers viennent se mêler au décor. Et puis il y a Stresa.
Stresa, c’est le genre de ville où l’on se sent tout de suite bien. Une promenade le long du lac, des façades anciennes qui racontent des histoires d’Italie, et ce lac immense avec les Alpes en arrière-plan… Nous avons choisi de laisser la voiture sur les hauteurs, un lieu un petit peu excentré pour profiter d’un parking gratuit, puis de rejoindre le centre de Stresa à pied. Une petite distance qui nous a permis de commencer à explorer la ville doucement, sans stress.
Avant la traversée vers les îles Borromées, nous avons d’abord pris le temps de déjeuner. Nous nous offrons quelquefois de très bons restaurants (vous aurez une belle adresse pour le lac de Côme), mais sinon nous avons plutôt l’habitude de dénicher des petits endroits locaux tout à fait raisonnables et délicieux. Je vous recommande donc ceux-là sur Stresa :
- Gastronomia I Salti in Bocca pour une cuisine italienne simple et délicieuse. Attention, il y a peu de places, car c’est un traiteur à la base, alors venez tôt !

- Il Fornaio pour des pizzas à la part à emporter et grignoter au bord de l’eau.
- Cicini Panini al Metro pour des paninis généreux, parfaits pour un pique-nique improvisé face au lac.
Après cette pause déjeuner, direction le lac. Pour rejoindre les îles, il y a deux options : les bateaux publics, qui sont moins chers, mais passent moins souvent, surtout en hiver, ou les bateaux privés, plus flexibles si vous voulez visiter les îles à votre rythme. Comptez 15 euros pour 2 îles par personne (A/R) ou 10 euros pour une seule île.
La première qu’on a visitée, c’est Isola dei Pescatori. Toute petite et charmante, avec ses ruelles étroites et ses maisons colorées serrées les unes contre les autres, il s’agit de la plus pittoresque avec son vieux village. On a pris plaisir à se perdre dans ses passages pavés, à observer les pêcheurs et leurs barques accostées sur la rive et à profiter de cette ambiance simple et authentique, presque figée dans le temps.

Puis, on a repris le bateau pour Isola Bella. Là, tout change : cette île romantique et bucolique est spectaculaire, dominée par le magnifique Palazzo Borromeo et ses jardins en terrasses qui descendent vers le lac. Entre statues, fleurs et cyprès, chaque palier offre une vue incroyable sur le lac et les autres îles. On a pris notre temps, simplement émerveillés.


Le lac Majeur nous a touchés par cet équilibre entre beauté et authenticité. On peut admirer des palais grandioses et des jardins spectaculaires, puis quelques minutes plus tard se retrouver dans une ruelle silencieuse avec un pêcheur qui rentre au port. C’est ce mélange de calme et de grandeur qui rend l’endroit si attachant.
Lac de Côme : élégance & paysages de carte postale
Après Orta et le lac Majeur, le lac de Côme clôture ce trio italien de la plus belle des manières. Niché au cœur de la Lombardie, ce lac en forme de Y inversé dévoile des villas historiques, des jardins luxuriants et des villages pastel accrochés à la montagne. Pour en profiter pleinement, il faut compter au minimum deux jours : une première journée consacrée à la ville de Côme et à la rive ouest, puis une seconde pour explorer la rive est et ses trésors.
La ville de Côme elle-même mérite que l’on s’y attarde : son majestueux Duomo, ses ruelles élégantes, ses petites places animées et ses boutiques raffinées. C’est d’ailleurs ici que j’ai découvert une adresse confidentielle : Acqua del Lario, une parfumerie artisanale qui capture littéralement l’âme du lac dans ses fragrances, un souvenir olfactif unique et délicat que je me suis offert ! J’ai craqué sur le Passeggiata.
Pour le déjeuner, mon chéri m’avait offert ce cadeau pour Noël, un restaurant panoramique avec une vue à couper le souffle sur le lac. Cap sur Una Finestra sul Lago à Carate Urio. La carte était parfaite je trouve car pas trop guindée, avec des pizzas délicieuses et des pastas très originales.

Après ce délicieux repas, nous sommes arrivés pour une balade digestive à la Villa del Balbianello, incontournable pendant votre séjour. Perchée sur un promontoire boisé à Lenno, cette villa du XVIIIᵉ siècle, aujourd’hui gérée par le FAI (Fondo Ambiente Italiano), est célèbre pour ses jardins sculptés et sa vue spectaculaire sur le lac et les montagnes. Une montée (assez raide) d’environ vingt minutes permet d’y accéder à pied et croyez-moi : chaque pas en vaut la peine, surtout en hiver lorsque le lieu semble presque secret… mais prisé ! Je vous recommande de réserver vos billets par avance pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
Son ambiance romantique et cinématographique saute aux yeux. Pas surprenant donc d’apprendre que la villa a servi de décor à des scènes de Star Wars: Episode II – Attack of the Clones et de Casino Royale. Terrasses ouvragées, allées bordées de cyprès, lumière dorée sur l’eau… tout y est théâtral.


Côté villages, tout ne se vaut pas forcément selon le temps dont vous disposez. Menaggio, agréable et animé, peut être une étape plaisante, mais il n’est pas indispensable si votre programme est serré. En revanche, Varenna est un incontournable : plus intimiste, plus colorée, avec ses escaliers fleuris descendant vers le lac. Les jardins de la Villa Monastero y offrent une promenade botanique spectaculaire le long de l’eau. Idem que pour la villa au-dessus, pensez à vérifier les jours et horaires d’ouverture, variables selon la saison. Juste au-dessus du village, le Castello di Vezio domine le lac : panorama vertigineux et silhouettes de statues fantomatiques rendent la visite singulière.

Sur la rive est, Lecco constitue une belle halte pour une promenade au bord de l’eau, avec les sommets alpins en toile de fond. Et pour une pause sucrée, impossible de résister à GROM, glacier emblématique en Italie, réputé pour ses glaces élaborées à partir d’ingrédients naturels.
S’il vous reste du temps, Bellagio, la « perle du lac », séduit par ses ruelles pavées et ses villas élégantes, tandis que Nesso charme par son atmosphère plus brute et sa spectaculaire gorge naturelle (l’Orrido) traversée par un ancien pont de pierre.
Vous l’aurez donc compris, le lac de Côme est une destination qui se savoure lentement. Entre panoramas alpins, villas mythiques et villages romantiques, deux jours ne sont pas de trop pour en saisir toute la diversité… et peut-être comprendre pourquoi, ici plus qu’ailleurs, le temps semble suspendu.
Les Cinq Terre, joyaux colorés suspendus entre mer et falaises
Après quelques jours dans la région des lacs, il est temps de passer de la montagne à la côte.
Nous déposons la voiture de location puis empruntons de nouveau la navette pour revenir à l’aéroport, afin de prendre un bus vers la gare centrale de Milan. C’est de loin l’option la plus économique et la plus choisie pour parcourir les 50 kilomètres. Plusieurs compagnies de bus, telles que Terravision et Autostradale, proposent ces navettes, qui sont situées au bout à droite de l’aéroport (à l’opposé des navettes pour les voitures de location). Le trajet dure environ une heure et coûte au maximum 10 euros en ligne. Les billets peuvent être réservés à l’avance afin que vous puissiez monter directement dans le bus à votre arrivée. Si vous souhaitez le faire sur place, cela vous coûtera deux euros de plus.
Arrivée à Milan, où nous avons fait une pause déjeuner fort bien méritée avant de reprendre le train vers Gênes. Je vous recommande d’ailleurs un restaurant situé juste à côté de la gare hyper bon et abordable : San Giorgio Ristorante-Pizzeria dal 1999. Pour info, nous avons visité Milan le dernier jour avant notre retour en France, puisque nous avons réservé une nuit d’hôtel à proximité de l’aéroport car notre vol était très tôt en matinée.
Info pratique d’ailleurs, vous pouvez laisser vos bagages si vous le souhaitez pour quelques heures dans des casiers à la sortie de la gare ou dans quelques magasins qui proposent le service. C’est bien utile, surtout quand on sait que début janvier, les soldes débutent en Italie !
Gênes, le charme discret de la Ligurie
Gênes nous a immédiatement plu pour son côté vrai, loin des clichés trop bien vendus des grandes villes italiennes. Par chance, notre hébergement était idéalement situé, dans le quartier de Nervi. Lorsque nous avons découvert que l’arrêt pour descendre était situé face à la mer, et que, pour rejoindre l’appartement il fallait emprunter un remblai longeant la mer, le charme a immédiatement opéré.

Avant de partir vers les villages des Cinq Terre, nous nous sommes accordé quelques expériences et balades dans la ville. Parmi elles, il y a ce cadeau offert par mon chéri pour Noël, à savoir apprendre le véritable art de la crème glacée artisanale italienne avec une glacière professionnelle, lauréate de prix internationaux. Une expérience vraiment originale, et terriblement gourmande que nous avons sincèrement adorée ! Il a trouvé cette expérience improbable sur le site Airbnb qui suggère maintenant des activités. Après ce moment, nous avons continué dans les gourmandises italiennes en succombant à la célèbre Foccacia. Eh oui, il faut savoir que Gênes est reconnue pour deux spécialités : la Foccacia et le Pesto. Et pour vous donner l’historique et les meilleures adresses pour ces deux produits phares, quoi de mieux que de faire confiance à des amoureux de l’Italie ? Je vous recommande donc le blog de Gaël : La Tavola di Gaël.
Autre joli moment: lorsque nous avons pris le funiculaire jusqu’à Righi, un autre quartier situé sur les hauteurs de la ville, qui offre un joli panorama au coucher du soleil. Pensez à apporter votre apéro pour en profiter tranquillou !
Pour finir, si vous aimez l’ambiance des petits villages et des petits ports colorés, vous pouvez vous rendre du côté du quartier de Boccadasse avec le bus n°15.
Place à la beauté brute des Cinq Terre
Après la douceur feutrée des lacs italiens et l’énergie de Gênes, rendez-vous maintenant avec l’un des paysages les plus mythiques d’Italie : les Cinque Terre.
Cinq villages accrochés à la falaise, des maisons couleur soleil, une mer infinie, et cette impression permanente que la montagne plonge dans l’eau.
Même en hiver, et malgré la foule toujours présente, la magie opère instantanément, car les Cinque Terre ne sont pas seulement de beaux villages en bord de mer. C’est aussi un parc, un paysage vivant, façonné par des chemins, des vignes à flanc de falaise, et une histoire ancienne où chaque ruelle, balcon ou crique a une âme.
Arriver par le train qui longe la côte, qui se faufile dans les tunnels et réapparaît au-dessus de criques turquoise… c’est déjà un spectacle et, à chaque arrêt, un nouveau décor se dévoile. Pour moi, c’est sans doute l’une des plus belles lignes ferroviaires d’Europe.
Cependant, pour profiter pleinement du séjour, mieux vaut s’organiser pour la visite.
La Cinque Terre Card : comment ça marche concrètement ?
Pour visiter les Cinque Terre comme nous, à savoir sans voiture, donc en train ou à pied (il est possible d’utiliser les sentiers de randonnée officiels et le train entre les villages), il existe une carte délivrée par le Parco Nazionale delle Cinque Terre appelée Cinque Terre Card. Nous ne l’avons pas acheté, en vieux baroudeurs que nous sommes et qui préférons nous débrouiller seuls mais je pense qu’elle est indispensable alors je vous recommande vivement d’aller sur le site pour la réserver.
Il s’agit de la carte officielle du parc, et selon celle que vous choisissez (selon si vous voulez faire les sentiers, prendre le train etc…) elle donne accès à plusieurs services essentiels, comme le train illimité entre les villages, l’accès aux sentiers, voir l’accès à la fameuse Via dell’Amore (le sentier romantique entre Riomaggiore et Manarola) s’il est ouvert. Eh oui, tourisme de masse oblige, il a rouvert récemment avec un ticket payant séparé dans certains cas (ça peut évoluer en fonction des saisons). Perso, nous avons préféré ne pas payer et passer par un sentier sur les hauteurs de la ville !
Si vous ne l’avez pas acheté en avance, il est toujours possible de la prendre directement sur place aux guichets des centres d’accueil ou des gares. Elle est nominative et doit porter votre nom dessus.
Petits conseils pratiques avant d’arpenter les villes
Avant de partir en balade, n’hésitez pas à organiser votre journée. Et si possible, prévoyez d’arriver tôt le matin dans les villages les plus populaires, comme Vernazza ou Manarola pour éviter la foule, même en hors saison.
Idem pour les sentiers pédestres. Ils sont spectaculaires, mais parfois ils peuvent être fermés ou en entretien : mieux vaut se renseigner avant sur le site du parc. D’ailleurs, pour en avoir arpenté un, les sentiers peuvent être accidentés, surtout ceux qui montent entre les villages alors oubliez les tongs et pensez à de bonnes chaussures et de quoi vous hydrater.
Présentation des villages
Monterosso al Mare, la douceur balnéaire
Notre première escale se fait à Monterosso al Mare, le plus grand et le plus ouvert des villages. C’est l’endroit parfait pour commencer : respirer l’air marin, marcher tranquillement au bord de l’eau, s’imprégner du décor sans grimper trop vite.
Un village agréable, apaisant… mais pas celui qui nous a le plus bouleversés. C’est là que nous avons mangé une foccacia parfaite : chez Il Frantoio.

N’hésitez pas à déjeuner assez tôt dans les bonnes adresses, car comme les villages sont prisés, il arrive que certains restaurants soient complets et qu’il ne reste plus grand-chose. Sans quoi vous serez obligés de vous tourner vers les attrapes touristes.
Vernazza, la claque visuelle
Puis vient Vernazza. Et là, on comprend pourquoi tout le monde en parle. Le petit port en arc de cercle, les façades colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques alignées comme dans un tableau… Vernazza est une image parfaite de l’Italie rêvée.

Mais le vrai choc, c’est en prenant un peu de hauteur.
En marchant sur le sentier en direction de Monterosso, on découvre ce panorama mythique : le village suspendu entre ciel et mer, entouré de vignes en terrasse. Un merveilleux moment. Un de ceux qu’on n’oublie pas.

Corniglia, haut perché
Changement d’ambiance avec Corniglia. Ici, pas de port. Corniglia domine la mer depuis la falaise, comme un balcon naturel sur l’horizon. On y accède par un long escalier (ou une navette pas donnée, 2,50 la montée !), mais l’effort est largement récompensé.

Les foules se dissipent, l’atmosphère devient plus calme, presque intime. On découvre un village plus rural, entouré de vignes, avec des points de vue vertigineux sur la Méditerranée. C’est probablement le plus authentique des cinq, celui où l’on sent encore la vie locale battre doucement.

Manarola : le coup de cœur absolu pour moi
Et puis… Manarola. Celui qui m’a laissé bouche bée. Construit sur un promontoire rocheux sombre, Manarola semble surgir de la pierre. Ses maisons pastel s’empilent au-dessus de l’eau, contrastant avec la mer profonde en contrebas. On y flâne et on déambule sans but, avec le visage qui ne sait ou regarder, on grimpe dans les ruelles, on s’assoit face à l’horizon, on observe les vagues se fracasser contre les rochers.

Au coucher du soleil, le village se teinte de rose et d’or. Un moment presque irréel. C’est ici que nous avons ressenti pleinement la poésie des Cinque Terre.
Riomaggiore, plus brut et vibrant
Dernière étape de ces Cinq Terre : Riomaggiore. Plus vertical, Riomaggiore s’étire dans une gorge étroite jusqu’à la mer.
Les maisons semblent empilées à l’infini, comme un jeu de construction coloré.
Pour le rejoindre, nous avons décidé d’emprunter le chemin piétonnier sur les hauteurs de Manarola plutôt que le train.

Nous aurions pu emprunter la via dell’Amore, une sorte de remblais surplombant la mer, d’une longueur d’un peu plus d’un kilomètre, mais ils ne s’embêtaient pas sur le prix, alors nous avons vérifié sur google maps et avons trouvé un autre chemin, qui grimpe je préfère prévenir. Comptez une petite heure avec quelques pauses photos, mais cela vaut le détour et la peine, les panoramas sur les hauteurs sont magnifiques.

Et après l’effort, vous appréciez encore davantage l’arrivée dans le village pour un dernier Spritz avant le retour.
Voilà pour cet article et ce voyage entre lacs et mer, à cheval entre paysages enneigés et villages côtiers, qui nous a encore confirmé une fois combien l’Italie est multiple, généreuse et inspirante. On aime la découvrir, la redécouvrir. J’espère vous avoir également donné envie de poser quelques jours de vacances pour profiter vous aussi de cette dolce vita.
Je reste comme d’habitude disponible si vous avez des questions sur ce sujet et sinon je vous dit à bientôt pour de nouvelles aventures !





