Une semaine à Malte : nos incontournables

Claudie du blog Jupette & Salopette

Claudie

Bienvenue dans mon univers !
Moi, c’est Claudie. J’ai 45 ans et je suis originaire de la région nantaise. Passionnée par la photo, les voyages et les sports de glisse (particulièrement le roller dance et le skate), j’aime explorer le monde et m’en inspirer positivement...

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Il y a des voyages que l’on planifie longtemps à l’avance. Et puis, il y a ceux que l’on choisit presque à l’instinct, parce qu’à un moment donné, on en a simplement besoin.

Malte, pour nous, c’était exactement ça. Une parenthèse. Une respiration.

Après ces derniers mois très particuliers (vous comprendrez dans cet article que je traverse une période de turbulences avec un cancer du colon que l’on m’a diagnostiqué en début d’année 2026), nous avions besoin de nous offrir une semaine d’évasion qui fasse du bien entre deux chimios avec du soleil, de la mer, de quoi marcher sans s’épuiser. Sur les conseils des médecins et des infirmières, il fallait aussi rester sur une destination en Europe, dans un pays plutôt “safe”, sans trop d’imprévus ni de fatigue inutile.

Alors, on a commencé à chercher, à regarder la carte autrement, avec ce nouveau prisme. Et puis, en creusant un peu, on s’est rendu compte que, malgré tous les voyages déjà faits par Antony, Malte faisait partie de ces pays qu’il n’avait encore jamais visités.

Comme quoi, même après des années à parcourir le monde, il reste toujours des évidences qu’on n’a pas encore croisées.

Et franchement, quelle bonne idée ! Parce que Malte, ce n’est pas seulement une destination “pratique”.
C’est un mélange hyper attachant de Méditerranée, d’histoires, de vieilles pierres couleur miel, de petits ports, de sandwiches locaux bien garnis, de soleil et de couchers de soleil qui donnent envie de ralentir.

Marsaxlokk Malte | Jupette et Salopette

Si vous cherchez une idée de séjour d’une semaine en Europe, sans forcément louer de voiture, avec un budget encore raisonnable et beaucoup de charme, je vous raconte ici notre itinéraire, nos coups de cœur et tous mes conseils.

Avant de partir à Malte : ce qu’il faut savoir

  • Vols : pour ce séjour, nous avons pris un vol Ryanair depuis l’aéroport de Nantes. Le gros avantage, c’est que l’île est très bien desservie, souvent à des tarifs encore corrects, si l’on réserve au bon moment et hors périodes de vacances scolaires. Personnellement, j’en ai eu pour 150 euros A/R environ avec une valise cabine de 10 kg et un petit sac en plus. Comptez à peine trois heures de vol entre Nantes et Malte.
  • Décalage horaire : il n’y en a pas ! C’est moins de fatigue également car pas de « jet lag ». On peut directement profiter des beautés de l’île.
  • Monnaie et papiers identité nécessaires : Malte étant entré dans l’Union Européenne depuis 2004, la monnaie est l’euro et vous n’avez besoin que de votre carte d’identité pour voyager. Pour les tarifs, globalement les prix dans les restaurants sont les mêmes que chez nous. Si vous souhaitez économiser sur ce budget, je vous recommande plutôt de miser sur les sandwichs locaux mais je vous en reparle après.
  • Langue : là encore gros avantage, on parle anglais absolument partout. Et ce n’est pas un hasard. L’île a été une colonie britannique pendant plus de 150 ans, jusqu’à son indépendance en 1964. L’anglais est donc resté l’une des langues officielles, aux côtés du maltais. Résultat : que ce soit dans les transports, les restaurants ou les commerces, tout est accessible très facilement, même sans parler un mot de maltais.
  • Se déplacer à Malte : À l’arrivée à l’aéroport, plusieurs options s’offrent à vous pour rejoindre les villes du pays : les bus locaux, les navettes, ou les taxis via Bolt, eCabs ou Uber.

Très vite, on a laissé tomber l’idée de louer une voiture, même si les tarifs de location sont très attractifs.
Déjà parce qu’à Malte, on roule à gauche. Et rien que ça, ça demande un petit temps d’adaptation 😅 Mais surtout parce que tout se fait très bien sans. Et que les week-ends et pendant les vacances, la circulation peut être très dense.

Les bus publics desservent très bien l’île, pour environ 2 € les deux heures.
On monte, on observe, on se laisse porter… Et finalement, ça fait partie du voyage.

Vous pouvez payer directement avec votre carte bancaire ou en espèces dans le bus mais sachez que des cartes de voyage sont disponibles à l’achat dans des bureaux de vente notamment à l’aéroport ou dans des terminaux comme le terminal de La Valette, le terminal de Buġibba et Sliema Ferries.

A retenir aussi : il y a aussi des points de connexion très pratiques, comme Bombi, qui permet de rejoindre facilement plusieurs endroits de l’île comme Mdina, Rabat, Marsaxlokk ou encore Zurrieq. Google maps indique assez bien cela si vous recherchez les trajets.

  • Logement : comme souvent dans les destinations européennes prisées, les prix peuvent vite grimper à Malte, surtout dans les zones centrales comme La Valette. Il vaut donc mieux s’y prendre à l’avance pour trouver un hébergement bien placé et au bon prix. Petit point de vigilance aussi : nous avons vu passer plusieurs retours parlant de mauvaises surprises sur Airbnb, donc prenez le temps de bien lire les avis avant de réserver. À Malte, il est très courant de louer une chambre dans un appartement partagé, et c’est d’ailleurs l’option que nous avons choisie. Nous sommes passés par Airbnb et avons trouvé une chambre très simple, sans prétention, dans un appartement partagé, mais avec une salle de bain privative, essentielle pour nous. Nous partagions le salon et la cuisine, avec la possibilité d’utiliser le lave-linge, et nous avions chacun notre frigo et nos placards. C’était parfait pour préparer nos petits-déjeuners et certains dîners sur place. Une belle occasion également de partager des moments avec les autres colocataires. Juste à côté, il y avait un supermarché SPAR ouvert jusqu’à 22h, très pratique en rentrant de journée. Le logement n’était pas situé à La Valette même, mais dans le quartier de Ta’Xbiex bien desservi, ce qui nous permettait de rejoindre facilement les différents points d’intérêt, tout en évitant la foule. Ce quartier, donnant sur le port, a aussi l’avantage d’être situé à deux pas de l’île Manoel.

La Valette, première immersion

Les premiers pas à La Valette, il y a ce petit moment où l’on ralentit sans même s’en rendre compte.

Avant même de franchir les remparts, on est accueilli par la majestueuse fontaine des Tritons. Avec ses trois figures de bronze soutenant un immense bassin, elle semble monter la garde à l’entrée de la capitale. Impossible de la manquer : elle marque la transition entre la ville moderne et la cité historique que l’on s’apprête à découvrir.

Fontaine des Tritons La Valette Malte | Jupette et Salopette

Puis viennent les pierres couleur miel, baignées par cette lumière si particulière qui semble envelopper toute l’île. Les façades dorées se parent de reflets chauds, les ruelles grimpent et descendent vers le port, et chaque coin de rue semble raconter un morceau de l’histoire maltaise.

Fondée par les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean après le Grand Siège de 1565, La Valette possède une élégance presque solennelle. Pourtant, elle ne donne jamais l’impression d’être figée dans le passé. Derrière les monuments et les églises baroques, la ville reste vivante, animée par ses habitants, ses terrasses et ses petites boutiques.

On a pris le temps de s’y perdre, sans véritable objectif. C’est sans doute la meilleure façon de découvrir une ville et encore plus La Valette. Descendre une rue en pente, déboucher sur une vue imprenable sur le Grand Harbour, s’arrêter quelques minutes sur une place ombragée puis repartir au hasard.

Parmi les incontournables gratuits, je vous conseille vraiment d’assister au tir de canon de la Saluting Battery. Installée sur les remparts qui dominent le Grand Port, cette ancienne plate-forme cérémonielle offre l’une des plus belles vues de la ville. Chaque jour, le temps y est encore rythmé par deux tirs à blanc, à midi et à 16h. Le spectacle est rapide mais l’ambiance est unique, surtout quand on imagine que cet endroit est utilisé depuis la fondation de La Valette au XVIe siècle. Entre l’histoire, la vue sur les Trois Cités et l’atmosphère des lieux, c’est une halte que nous avons adorée.

On a également poussé la porte de Casa Rocca Piccola, et c’est exactement le genre de visite qui nous plaît : on entre dans une maison, dans une histoire, dans une manière de vivre. Derrière les murs de ce palais encore habité, on découvre un autre visage de Malte, plus intime et profondément attachant.

Casa Rocca Piccola La Valette Malte | Jupette et Salopette

Enfin, s’il y a une dernière visite à ne pas manquer à La Valette, c’est la co-cathédrale Saint-Jean. De l’extérieur, elle paraît presque sobre. Mais une fois la porte franchie, l’effet est saisissant. Dorures, marbres, plafonds peints… chaque recoin semble plus impressionnant que le précédent.

Même sans être passionné d’art ou d’histoire, difficile de ne pas être émerveillé par la richesse du lieu. On comprend vite pourquoi elle est considérée comme l’un des plus beaux monuments de Malte.

Mais ce qui attire aussi de nombreux visiteurs, c’est la présence d’un véritable trésor : La Décollation de Saint-Jean-Baptiste de Caravage. Cette immense toile, peinte en 1608 alors que l’artiste séjournait à Malte, est souvent considérée comme l’un de ses chefs-d’œuvre. Elle est d’ailleurs toujours exposée à l’endroit pour lequel elle a été créée, dans l’oratoire de la cathédrale.

La Décollation de Saint-Jean-Baptiste de Caravage Malte La Valette | Jupette et Salopette

Pour déjeuner, comme souvent, on a fait simple mais bon ! Un sandwich chez Piadina Caffè, frais, rapide, parfait pour continuer la journée sans se poser trop longtemps.

Piadina Caffè La Valette Malte | Jupette et Salopette

Enfin, si comme moi vous aimez la photographie, La Valette est aussi un formidable terrain de jeu. J’ai passé un temps fou à lever les yeux vers les célèbres balcons maltais qui habillent les façades de la ville. Certains sont peints de couleurs vives, d’autres portent les marques du temps, mais tous apportent un charme incroyable aux rues de la capitale. Leur origine remonterait aux influences arabes du mashrabiyya, ces fenêtres fermées permettant d’observer la rue tout en préservant l’intimité des habitants. Au fil des siècles, les Maltais se sont approprié cet élément architectural pour en faire l’un des symboles de l’île. Entre les jeux de lumière sur la pierre dorée, les portes colorées et ces balcons suspendus au-dessus des ruelles, chaque promenade devient une occasion de sortir l’appareil photo.

Célèbres balcons maltais | Jupette et Salopette

D’ailleurs, j’ai deux spots sympas rien que pour vous :

  • En fin de journée, direction la rue Triq iz-Zekka (Old Mint Street), pour avoir un joli point de vue avec une perspective incroyable.
  • En après-midi direction la rue de Liesse (où est situé le restaurant Luciano) pour un autre joli spot photo.

Birgu, l’un de mes plus beaux souvenirs

Je crois que je ne m’attendais pas à autant aimer Birgu.

On y est allés en bus, via les lignes A2, 3 ou 4 depuis le secteur de la fontaine des Tritons, sans trop savoir à quoi nous attendre. Dans nos têtes, c’était une simple escapade de quelques heures avant de retourner à La Valette.

Et puis, en arrivant, tout a changé de rythme.

Dès les premières rues, on a senti une atmosphère différente. Plus calme, plus authentique, presque plus intime que la capitale. Ici, pas de grandes avenues ni de foule qui défile. Les ruelles étroites invitent à la flânerie, les façades portent les traces du temps et chaque coin de rue semble raconter une histoire.

Birgu fait partie des célèbres Trois Cités et a longtemps été le cœur de la vie maltaise avant même la construction de La Valette. On ressent encore aujourd’hui ce passé à travers ses fortifications, ses petites places et son port qui lui donnent un charme fou.

Nous avons déjeuné tranquillement au Café Riche avant de poursuivre notre balade sans véritable itinéraire. C’est d’ailleurs ce que je vous recommande : prendre le temps de vous perdre un peu.

Café Riche Birgu Malte | Jupette et Salopette

Au bout de la péninsule se dresse le Fort Saint-Ange, impressionnant gardien du Grand Port. Nous avons choisi de ne pas le visiter, préférant profiter de la douceur de l’après-midi en longeant les quais.

On s’est installés quelques instants face à l’eau à observer les immenses yachts amarrés dans la marina. Certains sont tout simplement démesurés. Il y a quelque chose de fascinant à regarder ce ballet discret entre les bateaux de pêche traditionnels, les voiliers et ces véritables palaces flottants qui contrastent avec les vieilles pierres de Birgu.

Ruelles Birgu Malte | Jupette et Salopette

La lumière commençait doucement à décliner, les façades prenaient des teintes dorées, le port se reflétait dans une eau presque immobile… C’était paisible, simple, et incroyablement beau.

Birgu Malte | Jupette et Salopette

Avec le recul, Birgu reste probablement l’un de mes plus beaux souvenirs de Malte. Peut-être parce que nous n’en attendions rien de particulier. Peut-être aussi parce que c’est exactement le genre d’endroit que j’aime découvrir en voyage : un lieu qui ne cherche pas à impressionner, mais qui finit par vous séduire complètement.

Mdina et Rabat, deux ambiances en un seul arrêt

Après avoir arpenté les rues de La Valette et pris le temps de flâner à Birgu, nous avions envie de découvrir un autre visage de Malte. Direction Mdina et Rabat.

Ces deux villes voisines racontent à elles seules une grande partie de l’histoire de l’île. Ancienne capitale de Malte, Mdina a vu passer Phéniciens, Romains, Arabes et Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean. Juste à côté, Rabat s’est développée au fil des siècles en conservant une atmosphère plus populaire et authentique. Aujourd’hui encore, quelques minutes de marche suffisent pour passer de l’une à l’autre, mais l’ambiance change complètement.

Depuis la Valette, on a rejoint Mdina et Rabat en bus, avec notamment le numéro 53, très pratique pour y accéder.

Et dès l’arrivée à Mdina, le charme opère. Pour entrer dans la cité, il faut franchir son impressionnante porte principale et traverser ses remparts.

La ville est surnommée « la Silencieuse », et ce n’est pas pour rien. Derrière ses fortifications, tout semble ralentir. Les voitures y sont rares puisque seules celles des habitants sont autorisées à circuler. Sans bruit de circulation, les pas résonnent doucement sur les pavés et l’on se laisse rapidement gagner par l’atmosphère paisible des lieux.

Mdina Malte | Jupette et Salopette

Même s’il y avait beaucoup de visiteurs lors de notre passage, les rues sont suffisamment nombreuses pour que chacun trouve son coin de tranquillité. J’ai adoré me perdre dans ce dédale de ruelles bordées de hauts murs de pierre couleur miel, observer les détails des façades et découvrir au hasard des passages quelques balcons, portes anciennes ou bougainvilliers qui apportaient des touches de couleur.

Et puis, il y avait ce petit spectacle permanent qui participait au charme de la ville : le ballet des calèches. Régulièrement, le bruit des sabots sur les pavés venait rompre le silence pendant quelques secondes avant de laisser place au calme à nouveau.

Mdina Malte | Jupette et Salopette

C’est le genre d’endroit où il ne faut surtout pas courir après les monuments. Le plus beau souvenir que je garde de Mdina, c’est simplement cette balade sans but précis, à tourner au hasard dans les ruelles et à profiter de l’ambiance unique de la ville.

Et puis, en redescendant vers Rabat, le rythme change légèrement.

C’est plus vivant, plus local, mais tout aussi agréable. Les habitants discutent devant les commerces, les terrasses sont plus nombreuses et l’on retrouve une ambiance de petite ville où la vie suit tranquillement son cours.

C’est aussi là qu’on a fait une halte incontournable, une adresse qu’on ne peut pas manquer : Serkin Crystal Palace Bar. C’est l’un des endroits les plus connus de Malte pour goûter les fameux pastizzi. Ces petits feuilletés, garnis de ricotta ou de purée de pois, font partie du patrimoine culinaire local autant que les remparts de Mdina font partie du patrimoine historique.

C’est chaud, croustillant, bien gras… et franchement délicieux. Et à environ 60 centimes pièce, on ne va pas faire semblant d’hésiter longtemps.

On s’est installés quelques minutes pour les déguster encore chauds avant de reprendre notre balade.

Zurrieq et Marsaxlokk, entre vertige et douceur

Après avoir découvert les villes chargées d’histoire de Malte, nous avons continué les journées suivantes notre exploration de l’île vers le sud, avec deux étapes très différentes mais qui se complètent parfaitement : Zurrieq et Marsaxlokk.

On a commencé par Zurrieq, un petit village authentique connu notamment pour abriter l’un des paysages les plus célèbres de Malte : la Blue Grotto.

Comme depuis le début du séjour, nous avons continué à nous déplacer en transports en commun. Depuis La Valette, il faut emprunter le bus numéro 74 pour rejoindre le site en environ 45 minutes à une heure selon la circulation. Une solution très pratique pour découvrir l’île sans voiture, et qui permet aussi de profiter du paysage pendant le trajet.

Et dès qu’on arrive sur les hauteurs de la Blue Grotto, le spectacle commence.

Ici, pas besoin de faire grand-chose : il suffit de regarder. Les falaises calcaires plongent dans une mer d’un bleu incroyable, les petites embarcations passent entre les arches naturelles creusées par l’érosion et la lumière donne parfois l’impression que l’eau change de couleur à chaque instant.

Blue Grotto Zurrieq Malte | Jupette et Salopette

La Blue Grotto porte bien son nom. Formée au fil du temps par les mouvements de la mer, elle est composée de plusieurs grottes marines que l’on peut découvrir en bateau lorsque les conditions le permettent. Nous avons choisi de profiter du point de vue depuis la terre, et c’était déjà un vrai moment de contemplation.

Pour rejoindre la suite de notre journée, nous avons ensuite pris un Bolt depuis Zurrieq direction Marsaxlokk. Une option simple et pratique qui nous a permis de continuer notre découverte sans perdre trop de temps dans les transports.

Et là, changement total d’ambiance.

Marsaxlokk, c’est un petit port de pêche plein de charme… mais très touristique. Le village est surtout connu pour ses luzzu, ces fameuses barques traditionnelles maltaises aux couleurs vives, souvent décorées avec l’œil d’Osiris censé protéger les pêcheurs en mer.

C’est un endroit qui se découvre vraiment en marchant. On a apprécié nous balader le long du port, regarder les bateaux se balancer doucement sur l’eau, observer les pêcheurs et profiter de cette atmosphère simple et authentique.

Marsaxlokk Malte | Jupette et Salopette
Marsaxlokk Malte | Jupette et Salopette

Les façades colorées, les terrasses face à la mer et les bateaux alignés créent un décor presque parfait pour les amateurs de photo. Mais en dehors de ces barques colorées, ne vous attendez pas à voir un petit port de pêche exceptionnel.

Deux lieux très différents, mais qui résument bien ce que j’ai aimé sur l’île : en quelques kilomètres, on peut passer d’un paysage spectaculaire à un petit port où l’on prend simplement le temps de profiter.

Gozo, une île dans l’île

On ne pouvait pas venir à Malte sans prendre le temps de découvrir Gozo.

Plus petite, plus sauvage et plus préservée que l’île principale, Gozo offre un autre visage de l’archipel maltais. Ici, on trouve davantage de paysages naturels, des villages tranquilles et une sensation d’espace que l’on ressent immédiatement en arrivant.

Arrivée sur Gozo | Jupette et Salopette

Pour rejoindre Gozo depuis La Valette, plusieurs options existent. Il est possible de prendre le bateau rapide, le Gozo Highspeed, qui permet de gagner du temps, mais son fonctionnement dépend beaucoup des conditions météo. L’autre solution, celle que nous avons choisie, est de rejoindre le ferry Gozo Channel Line plus au nord de l’île.

Comme depuis le début du séjour, nous avons continué à utiliser les transports en commun. Depuis La Valette, le bus X300 permet de rejoindre le ferry, mais nous avons préféré prendre le bus 41 près de notre appartement, moins fréquenté. Ensuite, le ferry fait la traversée très facilement en une vingtaine de minutes et pas besoin d’acheter vos billets en avance, vous pouvez les prendre sur place.

Pendant la traversée, on passe notamment devant Comino, la petite île située entre Malte et Gozo. Très connue pour son Blue Lagoon aux eaux turquoise, elle attire beaucoup (trop) de visiteurs venus se baigner dans un décor de carte postale. Nous avons simplement profité de la vue depuis le bateau, sans nous arrêter cette fois-ci, car Gozo méritait déjà largement une journée complète.

À Gozo, nous avons volontairement évité les bus touristiques qui proposent des circuits avec les principaux points d’intérêt à la chaîne. Pour une famille avec des enfants ou pour ceux qui souhaitent optimiser leur journée, cela peut être une option intéressante, mais il faut parfois bien négocier les tarifs. De notre côté, nous avions envie de prendre notre temps, de nous déplacer plus librement et de profiter des endroits à notre rythme.

On a commencé par Victoria, la capitale de Gozo. Située au cœur de l’île, cette petite ville est dominée par la Citadelle, une ancienne cité fortifiée perchée sur les hauteurs, qui a longtemps été un refuge pour la population face aux différentes invasions.

Victoria, la capitale de Gozo Malte | Jupette et Salopette

On s’y est baladés tranquillement, entre les petites rues, les places animées et les bâtiments en pierre dorée. Ce mélange entre histoire et vie locale lui donne une atmosphère très particulière : on sent que Victoria n’est pas seulement un lieu de passage pour les visiteurs, mais une vraie ville où les habitants vivent encore au quotidien. Nous avons déjeuné chez Maya’s Kitchen, une très bonne adresse pour faire une pause et déguster des spécialités locales comme la bigilla, cette purée de fèves typique, la maltese sausage, bien parfumée et poivrée et le fromage de chèvre, très présent dans la cuisine locale.

Maya’s Kitchen Victoria Gozo Malte | Jupette et Salopette

Et juste en face de l’arrêt de bus, impossible de résister à une glace chez Vanilla +.

Puis nous avons continué notre découverte de l’île, direction Dwejra. Et là, vrai coup de cœur.

Le Blue Hole Viewpoint offre un paysage assez spectaculaire : les falaises plongent dans une mer d’un bleu profond, les formations rocheuses sculptées par le temps donnent au lieu une atmosphère presque irréelle. C’est aussi ici que certaines scènes de Game of Thrones ont été tournées, et honnêtement, on comprend très vite pourquoi ce décor a été choisi.

Blue Hole Viewpoint Gozo Malte | Jupette et Salopette

Ce que j’ai aimé à Gozo, c’est cette impression d’être dans une version plus brute de Malte. Moins de façades colorées et plus de grands espaces, moins d’agitation et davantage de nature.

Lors d’une deuxième journée sur Gozo, nous avons trouvé un coin plus tranquille du côté des salines de Marsalforn. Un endroit plus discret, où l’on a simplement pris le temps de se poser.

Salines de Marsalforn Gozo Malte | Jupette et Salopette

On s’est installés avec une ftira, ce fameux pain maltais garni, parfait pour un repas sur le pouce et un Kinnie dans sa version zero, la boisson locale au goût légèrement amer que l’on a appris à apprécier au fil du séjour.

Salines de Marsalforn Gozo Malte | Jupette et Salopette

Une déception cependant sur l’île : c’est Ramla Bay que nous avons trouvé surcoté. La plage est bondée, et vraiment très petite. Et il faut un certain temps pour s’y rendre donc je serais tenté de dire que vous pouvez vous en passer.

Avant de repartir…

S’il y a une dernière chose sympa à voir à Malte, c’est Mosta, une ville connue pour son impressionnante coupole. Le bus 41 y passe, ce qui en fait une étape assez facile à intégrer dans un itinéraire sans voiture.

Voilà pour cette belle semaine à Malte ! J’espère vous avoir donné envie de prendre vos billets pour découvrir l’île de vos propres yeux et goûter à cette douceur de vivre.

Je reste comme d’habitude disponible pour toutes vos questions.

À bientôt pour de nouvelles aventures. Et si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à découvrir d’autres articles du blog !

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